Campus Paris-Saint-Germain
23,9 ha de compensation sur cinq sites aux profils variés, pilotés sur 30 ans pour 31 espèces protégées.
Un programme sur trente ans
Contexte
La construction du Campus Paris-Saint-Germain, dans les Yvelines, a généré une obligation de compensation écologique. Pour y répondre, SYE a pris en charge cinq sites aux profils très différents : landes humides, vergers, friches post-industrielles, haies champêtres, boisements.
Depuis 2020, SYE pilote les 23,9 hectares de ce programme sur trente ans avec la mission de restaurer des habitats fonctionnels pour 31 espèces protégées, et en apporter la preuve chaque année par des suivis standardisés.
Chiffres clés
Surface
23,9
ha
Gestion
30 ans
Depuis 2020
Espèces protégées
31
Espèces cibles
Ce que SYE a fait
Gestion écologique sur mesure
Chaque site a fait l'objet d'un programme d'intervention adapté à son profil. SYE a conduit des fauches tardives pour préserver la flore des prairies, entretenu haies et vergers selon les rythmes du bocage, et créé des micro-habitats ciblés : mares, hibernacula pour les reptiles, pierriers, nichoirs. Parallèlement, les espèces exotiques envahissantes ont été traitées site par site pour ne pas compromettre la recolonisation naturelle.
Suivis écologiques annuels
Pour mesurer les progrès et affiner les interventions, SYE déploie chaque année des protocoles standardisés : comptages d'oiseaux par points d'écoute, transects de papillons, relevés de végétation. Ces données servent à la fois à documenter l'évolution des milieux et à rendre compte des résultats au maître d'ouvrage.
Bilan à 5 ans : une biodiversité bien installée
Le premier bilan quinquennal confirme que les sites jouent leur rôle. À Aigremont, les landes humides restaurées accueillent 12 espèces de libellules, dont l'Agrion délicat en reproduction. Aux Tuileries, 37 espèces d'oiseaux ont été recensées, avec le retour notable de la Perdrix grise et du Bruant proyer. À Poncy, 196 espèces végétales cohabitent avec la Tourterelle des bois — classée en danger.Le signal le plus inattendu vient de La Bourde : le Phasme gaulois, espèce exceptionnellement rare en Île-de-France, y est apparu spontanément.



